C'est notre coup de coeur du moment, les deux sites concernant Jah Cure :
www.jahcure.com (son site officiel) et
http://www.freejahcure.net (site de soutien). En effet, Jah Cure est l'un des artistes les plus prometteurs de la scène nu roots. Après avoir sorti plusieurs albums "Free Jah Cure", "Ghetto life" et "Freedom blues", et avoir chanté sur de nombreux riddims, il s'est imposé dans le paysage reggae. Il est aujourd'hui bien difficile de passer outre ce chanteur, tant ses performances sont exceptionelles.
Malheureusement Jah Cure est en prison depuis 1998 pour viol sous menace d’arme à feu. Malgré l'absence de preuves concrètes, il a tout de même été comdamné à 15 ans d'incarcération. Aujourd'hui il continue de clamer son innocence avec l'aide de ces proches.
Jah cure aka Siccature Alcock est né en 1979 à Montego Bay en Jamaïque mais passe sa jeunesse à Kingston. Il tient son amour pour la musique de son père qui était chanteur, il fut bercé par Bob Marley, Jacob Miller, Israel Vibrations, Yami Bolo et… Lionel Ritchie qu’il cite souvent dans ses influences. A Kingston, il rencontre Sizzla et Capleton. C'est d'ailleurs ce dernier et des membres de la David House qui lui donneront le nom de Jah cure. Il commence à écrire ses propres textes pour les chanter. Il évoque la vie du peuple, la nature, la Terre… En 1997, le chanteur improvise une chanson avec Sizzla (qui deviendra "King In The Jungle") dans la voiture de ce dernier. Une fois arrivé au studio, Jah cure, qui répète son couplet dans un coin, se fait repérer par le chanteur-producteur Beres Hammond. Une rencontre qui va changer sa carrière, mais à retardement. Le producteur, s'il lui donne un rendez vous, est trop occupé et n’a pas de temps à consacrer au jeune chanteur. Ce n'est que plus tard qu'il sera déterminant.
En 1998, un événement interrompt sa carrière. Il est arrêté pour viol sous menace d’arme à feu et est condamné à 15 ans de prison. Ce qui n'empêche pas Jah cure de continuer à proclamer son innocence. Il affirme que la mère de la victime et le policier chargé de l'affaire se connaissent, et que l'avocat commis d'office est si peu compétent qu'il a dû lui-même le réveiller le jour du procès en lançant des cailloux contre sa fenêtre. Beaucoup de personnes pensent alors sa carrière finie, le chanteur enterré. Il n’en est rien : Jah cure est derrière les barreaux, mais d’autres personnes s’occupent de sa carrière.
En 2000 sort un premier album, "Free Jah cure", qui réunit plusieurs de ses singles enregistrés jusque là. Jah cure reçoit aussi l’appui de nombreux artistes : Sizzla, Capleton, Jah Mason ou Buju Banton (qui a même payé son avocat) multiplient les hommages et demandent régulièrement la libération du chanteur via leurs textes ou leurs déclarations. En 2003, Beres Hammond compose les riddims et produit le très attendu "Ghetto Life". Plus abouti que son opus précédent, "Ghetto Life" est un indispensable, sur lequel on retrouve le titre éponyme Ghetto Life mais aussi ses duos avec Sizzla et Jah Mason (King in the Jungle et Run Come Love Me).
En prison, Jah cure a l'autorisation de bénéficier d'un petit studio qui lui permet d’enregistrer. Ce traitement de faveur lui a permis de rester très actif et d'enchaîner des hits malgré la captivité : Jamaïca sur le "sunshine riddim", Good Morning Jah Jah sur le "I swear riddim" ou encore Longing For sur le "drop leaf riddim" qui est resté de nombreuses semaines en tête des charts jamaïcains. En dépit d'un manque de promotion (pas de tournée et peu d’interviews), Jah cure se maintient dans l’esprit des gens. Chacunes de ses apparitions donnent naissance a un big tune, notamment lors de combinaisons, comme celle avec Anthony B sur "Poor mans cry". On attend beaucoup de cet espoir de la scène nu roots tant ses capacités vocales sont énormes et ses mélodies enivrantes. Seul ombre au tableau, son incarcération l'empêche de se produire sur scène, à notre grand dépit. Enfin, prenons notre mal en patience et profitons déja des bijoux qu'il distille sur chaque riddim.
Les sites sur Jah Cure :
www.jahcure.com (site officiel)
www.freejahcure.net (site de soutien)
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