Peux tu nous dire comment tu as commencé à chanter?J'ai vraiment commencé à chanter sérieusement après un show à Montego bay "Tribute to Garnett Silk". Mes amis ont demandé au MC de me mettre sur la liste des artistes, et j'ai arrêté de chanter après avoir fait cinq tunes de Garnett Silk. C'est là que Tony Rebel m'a remarqué et m'a demandé de venir enregistrer pour lui chez Flames Production.
Pourquoi as tu choisi le nom de Queen Ifrica?Ce nom m'a été donné par ma mère quand j'ai commencé à m'intéresser au rastafarisme, elle m'a appelé Africa. Dans ma famille on a tous des prénoms qui commencent par la lettre "i", c'est pour cela que j'ai changé mon nom en Ifrica.
Tu n'as sorti qu'un seul album?Oui j'ai sorti mon premier album, je suis en train de préparer le second. J'attends de pouvoir mettre des featurings sur le prochain. Ca fait longtemps que les gens me demandent quand sortira mon nouvel album. Il arrive très bientôt.
Quelle est ton impression par rapport à cette tournée du Reggae Live Tour?C'est génial on passe 3-4 semaines ensemble, partout où l’on passe on est bien reçu. Les gens ont vraiment de bonnes vibes, ils aiment la culture reggae music.
Pas mal de gens te compare à Captleton en version féminine...(Rires) Cela m'ennuie car je suis une femme, lui est trop virile, je préfèrerais être comparé à Sizzla.
Peux-tu nous parler de ton big tune sur le Roots Tonic riddim?"Wipe the tears", en fait le vrai titre c'est "Genocide". C'est une chanson spéciale, pour tous les génocides, les guerres, la faim en Afrique. C'est aussi contre les leaders politiques qui continuent à tuer en toute impunité.
Quelles sont tes ambitions pour cette année à venir?J'ai envie que tout le monde change son état d'esprit, vive en paix, dans l'amour. J'aimerai que les gens prennent une seconde pour réfléchir et se dire qu'il y a autre chose que fabriquer des armes nucléaires et faire des guerres. Regardez une fleur, c'est tellement simple et beau à la fois. Imaginez que vous regardiez la terre d'en haut, nous sommes tout petits. On doit apprendre à vivre les uns avec les autres. Parfois quand je regarde la télévision, cela me fait de la peine de voir certaines images de violence ou de sexe, cela n'a aucun sens.
Est ce que tu as déjà été en Afrique?Non, mais j'espère pouvoir y aller un jour. Avec notre culture Rastafari, on se tourne forcément vers l'Ethiopie. J'aimerais vraiment me rendre en Afrique.
Les femmes se font rares dans le milieu du reggae, penses tu qu'il puisse se féminiser?Il y a déjà quelques femmes qui font avancer les choses, comme Queen Omega. La musique que l'on fait est culturel et consciente. Le sexe fait vendre et certaines chanteuses en jouent, elles chantent des trucs sexys pour faire de l'argent. Moi je suis une femme en dedans comme en dehors. On peut parler de sexe et d'amour, mais il y a différentes manières d'aborder le sujet. Je veux que les jeunes filles se respectent. Je suis heureuse quand des jeunes filles viennent me voir et me remercie pour ce que je fais et pour le message que j'envoie, elles me disent de ne pas changer et de rester dans cette vibe positive. C'est une récompense de savoir que l'on transmet de la force à ceux qui nous écoutent.
Quelle est le dernier riddim sur lequel tu as posé?C'était pour le label "Voice stream" in Jamaica, le titre parle d'amour, il s'apelle "When love", mais je ne me souviens plus du nom du riddim.
Les actualités reggae, dancehall, dub