Comment vous définiriez votre duo ?On est éclectique. On aime beaucoup de choses différentes, de la soul, du jazz, de la pop rock, donc on mélange toutes nos influences. On s’inspire de tout ce que l’on écoute pour faire notre propre sauce.
Au début de votre carrière vous avez surtout été connu grâce à des titres dansants, comment se passe votre évolution ?On est à l’aise sur différents styles de musique tant qu’il y a une vibe à apporter. On a fait des sons pour faire danser les gens, d’autres pour méditer. Maintenant, il y aussi des tendances, des phénomènes de modes, et comme on a toujours pioché dans tous les styles : rap, crunk, roots, dancehall… Nous n’avons pas la même diffusion qu’auparavant, tu peux donc écouter un panel plus large de notre musique car elle est plus médiatisée dans son ensemble.
Vous avez deux styles différents, mais complémentaires, comment vous situez vous l’un par rapport à l’autre ?C’est un peu comme deux jumeaux qui se cherchent. On s’adapte selon le morceau, selon la vibe. On sait toaster, raper, chanter, on essaye d’apporter chacun notre style. Si K.No.B se met à chanter, je vais toaster et inversement… On ne se définit pas l’un par rapport à l’autre, mais plutôt selon l’instant.
Le dernier album « En attendant » a très bien marché. Quelles retombées en avez-vous eu ?Le public nous attendait, et en même temps beaucoup de gens nous avaient perdu de vue. On a fait cet album pour relancer le buzz, la machine, car on trouvait qu’il n’y avait pas assez de sons de Papa Tank qui tournaient. Là on prépare aussi une mixtape et un autre album pour après.
Parlez nous de votre projet de mixtape…Justement, on a voulu faire ça à l’ancienne, montrer aux gens que lorsque que l’on va en studio c’est comme quand on est dans notre chambre, on prend avant tout du plaisir. Cela donne un mélange de différentes vibes avec pleins d’invités, comme Tiwony, Jamadom, E-sy, Maylan , la famille, ceux qu’on aime.
Pourquoi êtes vous revenus vers un mode de distribution plus underground alors que maintenant le grand public vous connaît ?Il ne faut rien négliger. On a ressenti le besoin de se recentrer sur nos compétences et sur les bases de cette musique. En plus, tu as quand même plus de liberté que sur un album. Tu dois prendre appuie au sol pour sauter encore plus haut. Cela va s’appeller « Tank tape number one ».
Comment se sont passées les combinaisons avec Elephant man et Capleton (sur l’album « en attendant ») ?Par la magie de la technologie. On a fait cet album un peu dans l’urgence, et on a eu l’occasion de faire poser leur voix via le net et on a retravaillé le riddim derrière. On ne s’est jamais rencontré.
Un prochain album est prévu ?Oui pour la fin de l’année, on y travaille, ça va venir après la mixtape.
Quel message voulez vous faire passer ?Il faut continuer à supporter les artistes en faisant la promo comme vous le faites, et surtout, acheter des disques, et continuer à venir en concert. Chacun mène sa barque et si on y met tous du notre, la vie de chacun n’en sera que meilleure.
Le site de Papa Tank :
www.papatank.com
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