Max Roméo est né en 1944 à Kingston. Maxwell Livingston Smith ( de son vrai nom ) fait ses débuts sur le label Calton. Il intègre le groupe The Emotions avec qui il interprète quelques titres, puis il travaille avec quelques producteurs, mais c’est Bunny Lee qui va le révéler au public international avec le Big Tune "Wet Dream". Ce titre sera censuré sur les radios britanniques en raison de ses paroles suggestives. C’est aussi Bunny Lee qui lui donne le surnom de Max Roméo. C’est à cette époque qu’il embrasse la foi Rasta et change complètement le thème de ses chansons avec des titres comme "Pray for me", "Black Equality" et "The Coming of Jah". Il s’impose alors avec son album "Revelation Time", sorti en 1975, comme un des leaders du roots reggae. "War in a Babylon", produit par Lee Perry en 1976, demeure son plus gros succès, un album indispensable à votre collection avec des titres comme "Uptown babies", "Chase the devil", ou "One step forward"...
Aujourd'hui Max Roméo continue sa route avec plus ou moins de succès, mais il remplit toujours les salles.
Voir les photos de la soirée au Krakatoa le 11 maiTu as déjà fait du reggae dub (Augustus Pablo, Jah Shaka), as-tu de nouveaux projets dans ce sens ?J’ai récemment collaboré avec Mad Professor, après à mon age il est de plus en plus difficile de composer … J’aime bien collaborer avec d’autres artistes. J'ai collaboré avec Jah Shaka dans les années 90 sur "Far-i captain of my ship" "Far-i ship dub" et "Our rights", puis j'ai travaillé avec Mafia and fluxy sur l'album "Selassie I forever". J'ai également fait un album avec les italiens de la tribu acoustica, "In dis time".
Tu as commmencé avec un style slackness, puis tes lyrics étaient engagées politiquement, depuis tu te fais prosélite du rastafarisme, quel message diffuses- tu aujourd’hui ?Toujours un message de paix, le rastafarisme va en ce sens, même si l'on sait que la religion est dangereuse. J'ai été élevé par des évangelistes et j'ai voulu m'en éloigner car leur vision ne me correspondait pas. En écoutant Marcus Garvey, je me suis tourné vers le rastafarisme petit a petit. Aujourd'hui, la religion et la politique sont les deux éléments les plus destructeurs de la planète.
Qu’est ce que tu penses du reggae d’aujourd’hui, le nu roots …Le plus important c’est le message qui est vehiculé dans les chansons : le messsage de paix comme le message de révolte. Je suis ouvert à tous les styles de musique, mais le reggae jamaïcain actuel est plus porté vers l’argent… En plus, avec les médias maintenant tout va trop vite, tu n'as pas encore sorti ton album que tout le monde l'écoute déja.
Serais tu prêt a collaborer avec des artistes européens, francais ?Oui je l’ai déjà fait. Je suis monté sur scène avec Pierpoljak, Gentleman... J’aime le reggae qui ce fait en Europe et en France, ici les gens adorent le reggae.
Quel est ton meilleur souvenir dans ta carrière ?J'ai fait un concert avec les Rollingstones, c’était un moment fort. J'ai aussi travaillé avec Keith Richards sur l'album "holding out my love to you", car il voulait s'imprégner de la vibe du reggae, et il a coproduit l'album. J'ai également fait les choeurs sur "emotional rescue" en 1980.
As-tu un message pour les massives bordelais ?Restez cool, restez les mêmes, je suis venu plusieurs fois ici, et les gens répondent toujours présents. J’adore le public à Bordeaux, il y a toujours une bonne ambiance. C’est grâce à eux que le roots continuent …
Merci au Krakatoa et à l'association Transrock pour la réalisation de l'interview.
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