Reggae, dub, ragga, dancehall et afro à Bordeaux. Webzine non commercial.
home agenda actus salles radios telecharger forum liens
Jeudi 8 janvier 2009
KrysKrysKrys - K-RysmaticKrys - K-Rysmatic
les actualites

INTERVIEW KRYS

Tu t’es fait connaître grâce aux mixtapes, est-ce que malgré ta notoriété tu poses toujours sur ce genre de support?
Oui je pose toujours sur ce genre de support. D’ailleurs, la semaine prochaine sort "Renaissance" mon street album ou mixtape, on l’appelle comme on veut. C’est le format sur lequel on peut s’exprimer librement. Un album, c’est destiné à aller dans le commerce et même si en tant qu’artiste on reste intègre, on ne doit pas oublier qu’il doit être accessible au public. Par contre la mixtape, c’est un espace d’expression libre où on peut essayer de nouveau style, être un peu plus tranché dans ces propos. Je pose aussi sur certains projets, sur lesquels on m’invite, du moment que le projet est sérieux et intéressant. Il faut donner la force à tous ceux qui œuvre pour faire avancer notre musique.

En ce moment, le titre promo de "Renaissance" est plutôt crunk ?
En fait, pour moi ce n’est pas nouveau de faire du crunk, c’est un phénomène en Guadeloupe en ce moment tous les jeunes se retrouvent dedans et moi je n’échappe pas à la règle. Avant de poser sur du dancehall j’ai commencé par le hip hop, donc aujourd’hui c’est naturel pour moi de poser sur ce genre de musique.

A ce sujet, tu as fait des combinaisons avec différents rappeurs?
Oui, avec LIM, Alibi Montana, Facteur X, Sefyu.

Quelle est la différence pour toi entre le milieu du dancehall aux Antilles et en Métropole?
Pour moi il n’y a pas de différence, c’est juste une question d’environnement. Comme on ne vit pas la même chose tous les jours, on ne va pas tchatcher les mêmes histoires. Puisque par définition le dancehall parle de la vie réelle. Il y a peut être aussi une différence de culture, mais dans le fond c’est la même musique, les mêmes valeurs. J’ai eu l’occasion de rencontrer des artistes ici qui sont reggae ou dancehall, je pense à des artistes comme Blacko ou Toma, avec qui j’ai pu discuter. Je me rends compte qu’on a beaucoup de valeur en commun et globalement la même façon de voir cette musique.

Qu’est ce qui a marqué le début de ta carrière?
L’album "Limé mic la" je pense a marqué le début de ma carrière. Comme je le dit souvent, ce qui m’a poussé à rentrer dans la musique c’est la passion, c'est-à-dire que pour moi c’est un plaisir. J’avais besoin de ça pour m’exprimer, partout où il y avait du dancehall en Guadeloupe j’étais là, mais cela reste une passion avant tout. Je n’avait pas prévu de faire carrière simplement j’ai suivi ma passion. Petit a petit, j’ai rencontré des gens et de fil en aiguille j’ai sorti cet album, mais jamais on aurait pensé en vendre 40 000. Pour moi, c’était avoir l’opportunité de mettre mes sons sur un support et finalement les gens on adhéré et on a pu remplir des salles comme l’Élysée Montmartre.

Justement, tu as eu l’occasion de faire des grosses scènes comme l’Élysée Montmartre, l’Olympia, les Francofolies, un plateau pour France 2. Tu ouvres des nouvelles portes à cette musique en France. Est-ce que tu te considères comme un leader de ce mouvement?
C’est difficile de se proclamer soi-même leader, effectivement il n’y a pas beaucoup d’artistes reggae dancehall qui ont pu bénéficier d’autant d’expositions. Mais ça ne me permet pas de me déclarer leader mais simplement de me rendre compte que j’ai peut être une opportunité de faire avancer le mouvement, de travailler pour la musique que j’aime.

Tu es l’un des artistes les plus diffusés en boite dans les soirées dancehall mais très rarement en sound system. Comment tu expliques ça?
Moi je fais ma musique comme je la ressents donc je ne sais pas quelle partie du public va réagir au morceau. C’est vrai que j’ai une attirance pour les riddims festifs, les thèmes qui parlent de la vie de tous les jours. J’essaye de les traiter avec un peu d’humour ou bien avec un peu de dureté et au final mon inspiration. Du coup ce que je produis est peut-être plus adapté aux soirées qu’aux sound sysytems. Mais je n’ai pas coupé les ponts avec la base quand les sound systems ont besoin de dubplates, je suis là.

Est-ce que tu te produis en live avec des sounds ?
En fait, je n’ai pas de sound attitré, je travail avec la plupart des sounds en Guadeloupe, j’ai été bien "cuté" au championnat de France des sound systems, notamment par Arawak sound system ou encore Blackwarell. Donc je crois que je suis encore bien présent dans ce milieu.

Peux tu nous dire quelques mots sur ton altercation avec Vincent Mac Doom?
Pour régler des comptes de cette nature il y a d’autres moyens que de le faire par surprise à la télévision dans un traquenard. En tout cas on aurait pu s’en passer et la musique n’en sort pas gagnante. Je me suis exprimé sur le sujet. Sur le plateau beaucoup de gens m’ont dit que j’aurais dû partir, pour moi c’est de la connerie, fallait rester, parler intelligemment, pour leur montrer que l’on peut faire du dancehall et rester là à discuter avec eux. Après j’ai été invité sur tous les plateaux des chaînes nationales pour encore parler de cette polémique et pas de ma musique, donc j’ai refusé car il n’était pas question pour moi de continuer à débattre là dessus. Moi je suis un chanteur de reggae dancehall je ne suis pas un politicien, je ne suis pas là pour faire des polémiques avec les gens, simplement je dit ce que je pense. Suite à ça j’ai fait un morceau qui met un point final à toute cette histoire qui s’appelle "sa ka aye pli loin" qui est sur "Renaissance".

Tu assures aussi ton avenir en continuant tes études en paralèlle de la musique, comment fais tu pour allier ces deux mondes?
Je pense que ma première recette c’est de continuer à vivre la musique comme une passion. Même si j’ai signé chez Universal, ça ne m’empêche pas de garder ça comme un plaisir. Ca reste un honneur pour moi de pouvoir m’exprimer devant un public, qui est venu me voir. Il y a aussi le fait que j’ai été élevé dans un quartier difficile, où j’ai vu beaucoup de jeunes se détourner de l’école pour aller dealer. Ce n’est pas un jugement de valeur que je suis en train de faire car chacun a son vécu, et même si je vivais dans le même quartier qu’eux, j’ai eu la chance de grandir dans une famille où j’avais un contexte favorable pour continuer mes études. C’est la raison pour laquelle je m’accroche. C’est une valeur sure, depuis très jeune j’ai compris que la connaissance est une clef. C’est pour ça que même si mon emploi du temps est très chargé et que ça ne me laisse pas trop de temps pour moi je n’ai pas envie de lâcher l’affaire avant d’arriver au bout de ce que j’ai commencé.

Quels sont tes projets?
Hormis "Renaissance", c’est déjà mon concert au Zénith qui a lieu le 6 avril au lieu du 4 février par rapport à la sortie de Renaissance, et d’une réédition de "K-rysmatic" qui va sortir en double album où il y aura "K-rysmatic" et "Limé mic la" avec deux inédits. Ensuite il y aura sans doute une tournée live.

As-tu un message à faire passer aux gens qui t’écoutent?
Oui, j’ai envie de dire : acheter les CD, car aujourd’hui il n’y a que deux artistes dancehall qui sont signé en major, c’est une musique nouvelle pour la métropole. Pour que l’industrie du disque investisse et s’intéresse au dancehall il faut faire des scores et pour faire des scores il faut vendre des CD.

Les actualités reggae, dancehall, dub
Concerts reggae à Bordeaux, concerts dub à Bordeaux, concerts ragga à Bordeaux, soirées dancehall à Bordeaux. Net-tape Reggae Bordeaux.
Les salles de concerts à Bordeaux : Broca 4, BT 59, C.A.T, Comptoir du Jazz, Dream beach club, El Inca, Espace du Lac, Espace Médoquine, Espace Tatry, Heretic club, Jonathan 2, King Palace, Krakatoa, La Bamboula, La Coupole de Saint Loubès, La Dibiterie, Lambi, Le 4 Sans, Le G'nawi, Le P'tit Rouge, Le Saint-Ex, L'Hibiscus, M.A.C, Nieuw Amsterdam, Patinoire Meriadeck, Rockschool Barbey, Salle Bellegrave, Son'art, West Coast
Les emissions de radio à Bordeaux : Frequence Yard, Irie Corner, Party Time, Ragatak, Reggae Vibes, Rocking Time, Shashamane, Spy Market, Sur les roots, Tighten Up, Unity Time
Photos Turbulence + Queen Ifrica, Photos General Degree, Photos Olodum, Photos Dubmatix + Lieutenant Foxy, Photos Lukie D, Photos Promoe + Seeed

MySpace | YouTube | Mentions légales du site