Comment avez-vous ressenti le public lors de votre passage sur scène pour cette édition du Rototom?C'etait super, cela nous a donné plein d'énergie de voir qu'il y avait autant de monde dans le public. Cela a été encore plus puissant que l'année dernière.
Y a t-il d'autre festival comme le Rototom aux Etats-Unis?
Non, en tout cas pas de fetival aussi intense et qui dure aussi longtemps que celui-ci. Il y a par exemple Reggae On The River mais il ne dure que quelques jours. Ici les gens restent pendant 9 jours pour célébrer tous les soirs les artistes et leur musique.
Dans vos chansons vous abordez souvent les problèmes sociaux et les droits de l'homme, ne pensez-vous pas qu'aux Etats Unis il y a un problème d'ouverture par rapport à ces sujets? Je ne me sens pas ici pour enseigner quelque chose mais plutôt pour partager des choses avec les gens, nous nous apprenons des choses les uns les autres. Il y a aux Etats Unis pas mal de personnes de l'"underground", ces gens sont sensibilisés par l'amour et les problèmes de société. Mais à mon avis la lutte est mondiale, elle concerne tout le monde. L'Amérique c'est différent car beaucoup de personnes ne connaissent pas grand chose à la situation dans le monde, ils restent dans une sorte de bulle à cause du confort qu'ils ont.
Dans un pays qui est dirigé par le gouvernement de Bush, arrivez vous à évoquer des sujets comme l'environnement ou les droits de l'homme?
Nous sommes constamment en train de le faire grâce à notre musique et nous espérons que les gens qui nous écoutent le partagent avec nous.
Quel sera votre prochain album après "We free again" et quels sont vos projets? Nous avons terminé la plus grosse partie de l'enregistrement de notre prochain album "Upon the bridge", qui devrait arriver en Europe au mois d'octobre.
Y aura t-il des featurings d'artistes jamaïcains ou internationaux comme cela a été le cas sur vos anciens albums? Oui il y aura encore des featurings sur le nouvel album mais différents des autres albums. Vous le découvrirez par vous-même.
Avez vous déjà chanté sur la scène jamaïcaine, sinon aimeriez-vous le faire? Nous ne nous sommes jamais produit en Jamaïque mais nous souhaiterions vraiment le faire. Surement que l'été prochain nous irons faire découvrir le style particulier de Groundation aux jamaïcains.
Quels sont vos artistes préférés dans la nouvelle vague jamaïcaine? Il y a beaucoup de bons jeunes chanteurs, mais il en arrive tout le temps. J'avoue que je préfère les groupes qui sont arrivés ensemble comme Gladiators ou Burning Spear.
Vous ne parlez jamais de Marijuana, est-ce que vous en fumez? Non, personnelement j'ai été tenté plusieurs fois mais je ne préfère pas. L'herbe c'est bien pour s'évader mais pas pour le travail et la composition. Pour certaines personnes cela peut être une source d'inspiration mais pour d'autres c'est destructeur. Comme le disait Bob Marley, la ganja était aussi un moyen d'être rebel et d'avoir des idées révolutionnaires donc cela peut être une bonne chose.
Vous êtes un groupe tout à fait original qui propose un nouveau style de reggae et qui diffère totalement des autres, comment êtes vous arrivé à cela?
Nous voulons avant tout faire des morceaux originaux à chaque concert car le plus important c'est la diversité de la prestation musicale.
Comment réagit le public aux Etats Unis surtout les afro-américains face à un groupe de blancs qui jouent du reggae? Ce sont avant tout des fans de Groundation, notre publique fidèle se trouve en Californie, à San Francisco et à Santa Cruz. Mais beaucoup d'entre eux ne connaissent rien au reggae, ce sont plutôt des amateurs de jazz qui n'apprécient par forcément le reggae mais qui aime Groundation.
Avez-vous un message à faire passer? Nous n'avons rien à prêcher, nous voulons avant tout parler d'amour et d'union. Nous souhaitons que l'humanité continue à évoluer et s'élever vers le positif. Il y a des gens biens partout, quelque soit leur couleur ou leur religion. Nous souhaitons avant tout que les nouvelles générations s'ouvrent l'esprit vers le monde.
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