Peux tu nous expliquer comment as-tu commencé à chanter ?Cela fait maintenant huit ans que j’ai commencé, au début je chantais dans un groupe qui s’appelait « Omega ». Ensuite je suis parti en Guadeloupe où j’ai fait différentes préstations et pas mal de rencontres. Maintenant ça fait deux ans que je suis revenu en métropole.
Tu es particulièrement influencé par Dady Yod peux tu nous en dire plus ? Oui, lui c’est vraiment du ragga pur. C’est pour ça que j’ai un style plus lent, plus posé, et des lyrics plutôt conscients.
Contrairement à cela, tu poses aussi sur du soca en utilisant beaucoup le fast style notamment sur "Helicopta" ?Oui mais ce ne sont pas les vrais textes d’Edalam, ces sons là sont plus faits pour danser et faire la fête. Les vrais textes se sont plus des sons style «Vie en mwen», qui parlent vraiment de ce que je pense.
Tu as participé à de nombreux projet style mixtape, compil, tu as sorti ton street album. Maintenant tu as aussi ton album en préparation, peux tu nous en parler un peu plus ?D'abord, j’ai sorti un intégral qui regroupe les sons undreground qui ont tournés dans ce milieu, qui est disponible à la fnac et ailleurs. Sinon je prépare mon album qui sortira d’ici mai 2007.
Comment expliques tu que tes sons et vidéos soient autant répandus sur le net ?C’est en donnant mes sons à différent DJ que je me suis fait connaître, après les gens ont appréciés et il l'ont fait tourner à leur tour.
Aujourd’hui le toast c’est un peu comme le web, c’est la course au haut débit. Les gens se concentrent plus sur leur flow que sur leur lyrics. Comment tu te situes par rapport à tout ça ?J’essaye de trouver le juste milieu entre les deux, c'est-à-dire que je n’ai pas vraiment de style figé, c’est plus par rapport au dub et à la vibe du morceau, j'essaye de m'adapter.
Et comment s’est passé ta connection avec Determan lorsque tu as posé un tune sur sa mixtape ?C’est lui qui m’a contacté pour me présenter son projet, qui m' a beaucoup plus. C’est comme cela que notre collaboration s'est faite.
Et que penses tu de la "Determan mixtape" et donc de la scène bordelaise ?De toute façon c’est un bon travail et tout travail mérite le respect. C’est très bien ça fait avancer la musique.
Quelles ont été pour toi les retombées de ton street album « life » ?Certaines personnes qui ne me connaissaient pas on pu me découvrir. C'est important d’avoir un support physique avec mes différents sons, parce que tout le monde n'a pas Internet.
Quel est le message que tu veux faire passer avec ta musique?Moi à la base c’est plus un message conscient que je veux faire passer. Je suis là pour réunir les différentes races, les différentes façons de penser. Pour montrer que nous sommes tous des êtres humains, mais chacun à ses idées et sa vision des choses, il faut respecter ça!
D’où viens ton nom Edalam ?En faite c’est malade en verlan. C’est pour faire un clin d’œil et apporter ma vibe à tous les gens qui souffrent. Mes mots sont là pour les guérir.
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