Quelle signification donne tu a l'expression "more faya"? Quand je dis "more faya" sur scène ou dans mes chansons, c'est pour la justice et l'égalité, parce qu'il faut brûler les maux qui gangrènent notre monde. Le feu est dans les mots, les chansons, la musique. Ce n'est pas une traduction littérale comme jeter quelqu'un dans le feu. Le feu c'est la vérité et chacun détient cette part de vérité en soi.
Tu es apellé "Capleton", "the fayaman", "King Shiloh", ou "the prophet", à quoi correspondent tout ces surnoms? "The prophet", cela concerne un homme qui a une vision, qui combat la pauvreté et manifeste contre les injustices. "Capleton", c'est pour dire que je suis capable d'aider les gens autour de moi, d'aider le peuple. "King Shiloh" c'est quelqu'un qui pousse un cri... tout ça est lié au feu.
Es tu le même sur scène que dans la vie? Il n'y a pas de différence. Sur scène, tu dois être énergique, fort et agressif, et rester attentif au public. Certains me jugent par rapport à l'impression que je donne sur scène. Après quand les personnes me rencontrent en dehors, ce n'est pas la même chose. Le plus important ce n'est pas la popularité, ou le fait d'être en haut de l'affiche, ce qui importe c'est le message. Certains ne prêtent pas attention au message et gardent en tête l'image que je laisse sur scène.
Le Rototom est un festival de musique, mais il n'y a pas que ça, parce qu'il y des débats, des conférences, au sujet des droits de l'homme, de la lutte contre la pauvreté et de la protection de l'environnement. Te considères tu comme un leader d'opinion, et quel est l'impact de tes messages? C'est vrai que je lutte contre le système. Le peuple est oppressé et les gens souffrent dans les ghettos.Il faut écouter la voix du peuple.La musique peut éduquer les jeunes. Il est important que les gens sachent d'ou ils viennent, qu'ils connaissent leur culture. La musique ne parle pas de divisions ou de se battre les uns les autres, elle parle de la paix, de l'unité, de l'amour.
Tu aides le peuple a travers la musique et la spiritualité, en est il de même sur le terrain et peux tu nous en donner des exemples? Je fais des choses en Jamaïque, parce que c'est là d'ou je viens. Je fais des dons aux hôpitaux, aux écoles... Je veux donner ma contribution pour aider la communauté. J'ai donné des ordinateurs aux universités, des livres dans les écoles. Cette année je vais financer une nurserie dans un hôpital. Il faut porter secours et permettre une bonne éducation, c'est la base.
Tu aides aussi des jeunes artistes, est ce qu'il y a un futur Capleton? Je ne pense pas qu'il puisse y avoir un autre Capleton. Il n'y a qu'un Capleton (rire). Chacun doit faire son truc à sa manière. Il n'y a qu’un Bob Marley, alors qu'il y a plein de fils Marley qui chante, il ne font pas la même chose que leur père. Beaucoup de jeunes artistes se sont inspirés de ce que je fais. J'aide de nombreux artistes talentueux comme Jacob (à ses cotés). Plus il y aura d'artistes et plus on pourra diffuser notre message, le bien au dessus du mal, la justice...
En ce moment, il est très a la mode faire des chansons qui racontent une histoire, comme Baby Cham avec "Ghetto story". Si tu faisais une chanson de ce type. Comment finirais tu cette phrase : " je me souviens du temps ou..." Ou je travaillais dans les plantations (rires). Je pense que ma chanson parlerait de l'abolition de l'esclavage.
La soirée a été un peu spéciale car l'Italie a gagné la coupe du monde (hmm... question de mauvais gout, nous étions le dimanche 9 juillet, soir de défaite dans le camp des journalistes français)... Ca a permis une ambiance de fête. J'ai fais un concert l'autre jour quand l'Italie jouais contre l'Ukraine et l' Italie à gagnée, et ce soir l' Italie jouais la finale, l'Italie a encore gagnée et juste après je suis monté sur scène. Je dois porter chance (rires). J'aime bien Totti, Del Piero, Zambrotta...
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