INTERVIEW JAH MASON
Quelles ont été tes impressions sur la scène du Rototom ?J'ai adoré me produire devant autant de monde, de communiquer avec le public et de partager ma musique avec eux. Les gens m'ont montré de l'amour et je les remercie pour cela.
Au départ tu te présentais sous le nom de Perry Mason, quand as-tu changé de nom ?Cela date de ma rencontre avec Jah Cure. Il m'a fait découvrir la David House et à ce moment là j'ai décidé de m'appeler Jah Mason.
Tu viens de faire un morceau avec Jah Cure, cela parle de sa libération. Quel est ton sentiment à propos de cela ?Je suis très heureux de savoir qu'il va sortir de prison. La liberté appartient à tout le monde. Nous pourrons enfin nous retrouver avec Jah Cure.
Ton dernier album "Life is just a journey" est un mélange de roots et de dancehall. Comment l'as-tu façonné ?Faire un album c'est comme écrire un livre. Vous racontez votre histoire en exprimant différentes émotions. Les gens ne perçoivent pas les choses de la même façon. En faisant ainsi je peu sensibiliser un plus grand nombre de personnes.
Ton tune "My princess gone" est un classique des soundclashs pour "tuer" le son adverse, mais en vérité il délivre un message totalement différent ...Je suis content du succès de ce morceau car cela me permet avant tout de faire passer mon message. C'est un moyen comme un autre, que cela soit un 45 tours ou une dubplate. Je sais que depuis 2005 il passe dans les sounds du monde entier. Chaque dubplate que je fais est une expérience particulière.
Donc le business des dubplates est plutôt un divertisssement pour toi, une branche logique du reggae ...On ne peu pas vraiment le définir ainsi, c'est avant tout un travail d'improvisation et d'imagination. Le plus important dans tout cela reste de délivrer un message positif.
Comment as-tu été amené à collaborer avec l'artiste allemand Joy Denalane sur le tune "Let go" ?Ce sont les promoteurs de Gideon production qui ont organisé notre rencontre. Joy Denalane voulait faire des combinaisons avec des artistes jamaïcains. J'ai écouté ses chansons et cela m'a convaincu de chanter avec lui. L'expérience de cette collaboration a été très positive.
Peux-tu nous parler de la collaboration avec ton band allemand depuis le début de la tournée ?Peux importe d'où tu viens ou la couleur de ta peau, un musicien reste un musicien. J'aime la musique car cela me permet de rencontrer des gens du monde entier. Mais j'ai toujours mon groupe en Jamaïque.
Trouves-tu des différences entre ton groupe jamaïcain et celui européen ?Oui il y a une différence car la façon de délivrer le message n'est pas la même. Mais le principal est que nous ne faisons qu'un avec le backing band, peux importe les individualités.
Que penses-tu des messages sur les homosexuels ou la "black supremacy" ?Peux importe la couleur de ta peau ou tes origines. Il y a un dieu noir qui nous gouverne tous. C'est mon opinion personnelle. Je n'ai pas le droit de dire aux gens qu'est ce qui est bon ou mauvais. Tout ce que je fais c'est transmettre le message de Jah.
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